Une délégation en visite à Bondoukou

Du 6 au 15 janvier, une délégation de 13 Finistériens s’est rendue en Côte-d’Ivoire pour visiter le diocèse de Bondoukou. Des rencontres placées sous le signe de l’amitié et de la fraternité pour renforcer les liens qui unissent les deux diocèses.

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Monseigneur Dognin, accompagné de six prêtres et de six laïcs, a rendu visite au diocèse de Bondoukou, en Côte-d’Ivoire. Pendant une semaine, la délégation finistérienne est allée à la rencontre de celles et ceux qui forment l’Église locale. « Qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis » (Psaume 133, 1) Tel est le thème pastoral de l’année 2019/2020 du diocèse de Bondoukou en Côte-d’Ivoire.


Un jeune diocèse
Avant 1987, Bondoukou et sa région dépendaient du diocèse d’Abengourou (1963). Le 3 juillet 1987, le saint pape Jean-Paul II érigea Bondoukou en diocèse. Il fait partie de la province ecclésiastique de Bouake. Il s’étend sur une superficie de 134530 km2. C’est le plus grand diocèse de la Côte-d’Ivoire. Mgr Bruno Essoh Yédoh est le troisième évêque depuis la création du diocèse.


Les paroisses
Le diocèse est découpé en 29 paroisses dont dépendant les communautés locales.  Chaque année, le diocèse propose une orientation pastorale. Dans chaque paroisse principale, il y a un curé et un à deux prêtres. Les communautés locales sont gérées par un chef de communauté, nommé par la communauté. Il gère le volet administratif et social. L’évangélisation, l’organisation de la catéchèse, des célébrations sont confiées à un catéchiste. Ce dernier est bénévole et est formé régulièrement par le service diocésain de formation.
Il y a plusieurs messes tous les dimanches dans la paroisse. Les prêtres circulent de communauté locale en communauté locale. Compte tenu des contraintes géographiques et des moyens de communication, les catéchistes assurent des liturgies de la Parole sans prêtre.


Le diocèse aujourd’hui
Le diocèse rencontre des difficultés. La foi vécue n’est pas à la hauteur de celle confessée. Les gens renouent avec les us et coutumes ancestrales contraires aux principes de l’Évangile. Ceci est dû à une stratégie d’annonce et non de responsabilisation.
Les solutions réfléchies et proposées sont :
-    la formation et une catéchèse sacramentelle
-    Une unité diocésaine dans la célébration et l’administration des sacrements.
-    Le vivre en Église est en chrétiens.
-    Des structures pour une meilleure communication de la foi.
-    Revalorisation de l’enseignement catholique.
-    Promotion d’une pastorale spécialisée
Il rencontre aussi des difficultés financières et dépend de l’aide extérieure.
Et pourtant, le jeune diocèse peut être fier de ses communautés chrétiennes, des vocations sacerdotales (105 prêtres diocésains, 32 séminaristes), d’un clergé autochtone jeune et dynamique), d’un laïcat engagé.


Quelques paroisses visitées
Nous avons visité quelques paroisses dans Bondoukou et trois paroisses dans la campagne environnante. La plupart des paroisses sont très jeunes (1 à 15 ans d’existence). Cela suppose une évangélisation au quotidien, la construction d’une église, d’un presbytère…
La paroisse la plus ancienne est Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus, construite en 1935. L’Église est très présente dans la vie sociale du pays. Le centre de santé Sainte-Marie qui assure les soins quotidiens, les vaccinations, les naissances…
L’orphelinat Hellas accueille les orphelins et leur assure une éducation en classe maternelle. Son succès est tel que des parents ont confié leurs enfants pour l’éducation. Cela permet ainsi aux sœurs de collecter quelques finances afin de perpétuer leur engagement.
À Bondoukou, il y a le siège de la Caritas diocésaine. Ils sont attentifs aux besoins des plus pauvres.
La formation est au cœur du diocèse :
-    Un centre de formation de Djabaga où sont formés les catéchistes. À noter que les catéchistes sont des hommes et sont responsables de l’animation spirituelle de la paroisse, ce qui n’est pas le cas en France.
-    Le collège catholique Sacré Cœur de Jésus avec 21 classes de 6e et une classe de 5e.
Quelle joie et quelle émotion avons-nous vécu à Pambasso, Motiamo et Tefroh, trois ethnies différentes. Au rythme du tamtam et des chants, nous sommes accompagnées pour saluer le chef du village, les notables et les anciens. Puis vient le temps de la célébration eucharistique, haute en couleurs et en chants.
Retour au village pour les salutations d’usage. On offre un verre d’eau, puis on demande la nouvelle. Il s’agit de dire l’objet de notre visite. L’invitant et l’invité le plus jeune parlent par personne interposée. L’invitant accueille la nouvelle et vient à son tour nous saluer. On offre alors de l’eau pour laver les pieds, puis on nous signifie que nous sommes accueillis et que l’on peut rester. Alors se fait l’échange des cadeaux.
Chaque village présente ses réalités sociale et culturelle. Nous avons visité un champ de cacao, de café… et assisté à la fabrication de poteries et de vin de palme (bangui).

Venez et voyez !

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