Aux couleurs des dimanches et fêtes

aux couleursLes textes bibliques de chaque dimanche parlent de nos ancêtres dans la foi, et parlent aussi de nous dans l’aujourd’hui de notre histoire. Ils ne sont pas des archives à consulter, mais des paroles toujours neuves à accueillir et méditer comme des mots d’amour et des rayons de lumière.

Deux textes de saint Luc dans son Évangile et son Livre des Actes des Apôtres me viennent à l’esprit pour présenter ces livres : Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » (Lc 10, 25-26). L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. » Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? » L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui1 (Ac 8, 29-31).

Dans ces deux textes, un mot est important : comment ? Ce que je lis ou entends, comment le comprendre, quel sens lui donner dans ma vie ? Comment, par quels moyens, guidé par qui, puis-je apprendre et méditer son message pour moi aujourd’hui, dans le monde qui est le mien ?

Comme Philipe, à ma manière, je m’assois près du lecteur et nous ouvrons le Livre pour mieux comprendre, interpréter les textes, et surtout mieux vivre notre foi. Le style d’écriture des textes de ces recueils, destinés à être commentés et médités dans un cadre radiophonique, est celui de la conversation familière entre celui qui parle et celui qui écoute, dans un ton moins cérémoniel qu’à l’Église.

Il est plus que recommandé de lire chaque texte de ces livres, en ayant sous les yeux en même temps, les passages bibliques du dimanche. On les trouve dans les revues « Prions en Église », « Magnificat », ou dans « Le missel des dimanches » publiés chaque année. On peut aussi utiliser le tableau des références bibliques en fin de ces ouvrages. On excusera les redites inévitables d’un dimanche à l’autre, d’une année liturgique à l’autre. Mais comment faire autrement, puisque leur message est si souvent dit et redit, et toujours neuf à entendre même s’il est si souvent le même, cependant avec des accents différents ? Les mots d’amour de Dieu, on ne se lasse pas de les entendre et de les redire !

Michel Scouarnec

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