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  • Déclaration finale de la session nationale de la Mission de la Mer
    Déclaration finale de la session nationale de la Mission de la Mer

    La Mission de la Mer a tenu sa session nationale du 17 au 17 mai derniers, sur le thème: "Au coeur du monde maritime pour y promouvoir l'humain". A lire ci-dessous, la déclaration finale, qui situe ses travaux pendant les 3 jours, et qui place la Mission de la mer dans la dynammique de sa mission de présence en monde maritime, à la fois attentive à tous les Gens de mer, à leur vie et à leur devenir, et en étant aussi des témoins fidèles de l'Evangile.

    Mission de la Mer  -  Session Nationale 2015 – La Hublais (35)

    Déclaration finale  

    Réunie en session nationale à La Hublais (35), du 15 au 17 mai 2015, la Mission de la Mer, à partir de son thème d’année, « Au cœur du monde maritime pour y promouvoir l’humain»  a réfléchi à la façon dont elle porte et vit cette préoccupation. Par sa présence dans les ports et ses engagements aux côtés de tous les marins, elle s’efforce de mettre en pratique son texte d’orientation : « La Mission de la Mer doit vivre sa mission… en étant vigilante par rapport à un mode de mondialisation qui n’est pas en accord avec notre vision chrétienne de la fraternité universelle : l’autre n’est pas un concurrent à abattre ou à dépasser, mais un frère avec qui vivre ; nous avons à être acteurs dans cette évolution du monde… »
    Les ports aujourd’hui génèrent une activité économique importante, par la pêche et les échanges commerciaux ; s’y ajoutent d’autres secteurs, comme la plaisance et les croisières. La Mission de la Mer a pris la mesure de cet enjeu et de ce défi, pour s’ouvrir à toutes les professions portuaires, en lien avec les diocèses.

    Promouvoir l’humain en étant attentifs à la vie des gens de mer.
    Ceci exige de nous rendre proches des marins et de leurs familles. Beaucoup de membres de la Mission de la Mer participent à l’accueil des marins dans les ports. Les escales sont courtes  et les marins bien occupés. Sortir du bateau pour aller au seamen’s club n’est pas toujours possible;  aussi la visite des marins à bord devient essentielle pour leur rendre des services, recueillir leurs paroles, et aider les chrétiens à vivre leur foi à bord. Nous avons à renforcer cette approche pastorale.
    Le modèle de pêche artisanale est mis à mal aujourd’hui. De gros armements, et certains issus de pays limitrophes, s’imposent, achètent des bateaux avec les droits de pêche qui  y sont attachés. Aussi l’activité de certains ports s’en ressent, et se pose la question de l’avenir du métier. Pourtant, même si la flotte diminue, des jeunes continuent à s’installer et à croire en l’avenir. Dans beaucoup de ports, la Mission de la Mer reste en contact avec les pêcheurs, les lycées maritimes. Là où elle n’est pas présente, il nous faut, par les paroisses et les diocèses, garder la relation  avec ce monde des pêcheurs.

    Promouvoir l’humain, c’est aussi se préoccuper du devenir des Gens de mer.
        A la Mission de la Mer, nous observons que les pêcheurs sont majoritairement responsables. Mais Ils sont aujourd’hui plus éloignés et en retrait des lieux de décision.  Nous appuyons leur demande, que leur parole soit prise en compte face au lobbying des ONG environnementalistes, ou face à des OP (organisations de producteurs) dont l’approche est toute économique. La Mission de la Mer fait confiance à la capacité des communautés maritimes à prendre en main leur destin et à respecter la biodiversité halieutique.
        Au commerce, la MLC 2006 (convention du travail maritime) est maintenant en vigueur, renforçant les droits des marins. Dans un contexte de détérioration des conditions de vie et de travail, nous redisons l’importance pour les marins d’aller  à terre, d’être accueillis dans des foyers, de recevoir des visites à bord, et que leurs besoins humains et spirituels puissent être  satisfaits dans le respect des convictions de chacun. Aussi, nous rejoignons les associations d’accueil des marins dans leur demande d’un financement pérenne de cet accueil, pour améliorer les services rendus aux marins.
        
    La mer représente un enjeu humain essentiel.
        Elle est un lieu de passages où des migrants vont jusqu’à risquer leur vie. L’assistance reste une valeur fondamentale. La mer commence à être exploitée comme source d’énergies nouvelles. Elle devient ici et là un lieu de conflits. Nous devons tout mettre en œuvre pour qu’elle continue à être mer « nourricière » pour toutes les populations qui dépendent d’elle pour leur survie.  Cela passe par des accords internationaux équitables, dans le but de préserver et de respecter, ici et là-bas, ce « bien commun de l’humanité ».
       

    Le secrétaire national                        Le président
    Guy Pasquier                                Philippe Martin