Site médiéval d'Iliz Koz à Plouguerneau

Vue du site d'Iliz Koz Vue du site d'Iliz Koz

 

SITE MEDIEVAL D'ILIZ KOZ ( VIELLE EGLISE)

 

La nécropole médiévale d’ILIZ-KOZ est située sur la commune de PLOUGUERNEAU .

Le site, placé sur l’ancienne paroisse de Tréménac’h et dédié à la Trinité, est constitué d’une église et de l’enclos paroissial qui comprend le presbytère et le cimetière. Datant du Moyen-Age, il avait disparu jusqu’au 20ème siècle à la suite de la catastrophe naturelle que fut l’ensablement du littoral léonard et nord-atlantique aux XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles.

 

 

En 1729, l’église fut abandonnée et le culte transféré à la chapelle de la Martyre située dans le vallon de Saint LAURENT à l’écart des tempêtes de sable et appelé depuis lors "Tréménac’h-vian", annexé par Plouguerneau en 1792 .

 

Ce site est un témoin de l’art religieux et des nécropoles au Moyen-Age et aussi de la catastrophe que fut l'ensablement du littoral.

 En effet aux XVI, XVII et première moitié du XVIIIème siècles, l’Europe occidentale a vécu un refroidissement général (petit âge glaciaire) qui a entrainé une mini régression marine et donc un assèchement des grèves dont la grève blanche qui est dès lors devenue une ‘minière’

 

(de sable) pour les vents dominants. Des vents violents ont soufflé de la grève blanche vers ILIZ-KOZ distante de trois cents mètres, ensablant progressivement tout le littoral sous une couche de plus de 2 mètres d’épaisseur, phénomène accentué par la dégradation du cordon dunaire dû au piétinement animal (au XVIIIème siècle de fortes amendes frappaient les propriétaires d’animaux paissant sur les dunes.)

 

LE DESENSABLEMENT

 Vers 1960, le site d’ILIZ-KOZ comportait dans sa partie visible :

 • une inculte pâture pour les bêtes,une sècherie à goëmon, de longs filets de sable blanc emplissant les chemins creux au premier souffle du vent,

 • une croix ancienne tombée dans un fossé et posée au sommet d’une stèle gauloise par un anonyme.

.A la fin des années 1960, en creusant les fondations d’une future maison d’habitation, des murs faits de mains d’hommes sont mis au jour.

 Les travaux sont arrêtés et le site demeure en l’état pendant plus de dix ans, la commune n’ayant acquis le terrain qu’en 1977 .Le désensablement ne reprend qu’à la fin des années 80 sous l’égide de la municipalité, ce qui a permis de révéler l’existence :• d’une nécropole médiévale exceptionnelle aux tombes gravées,

 • des ruines d’une église et d’une chapelle,

 • d’une ruelle pavée menant au presbytère.

 LA LEGENDE

 Les causes historiques de la disparition de la paroisse reposent bien sûr sur l’envahissement du littoral par le sable mais il existe une légende qui attribue la catastrophe à trois jeunes gens.

 Ce groupe de jeunes avait présenté sur les fonts baptismaux un chat (réincarnation médiévale du diable) après l’avoir déguisé en nouveau-né : supercherie rendue possible par la cécité du vieux curé de Tréménac’h.

 Le curé proféra la malédiction : "Anathème, que Tréménac’h soit anathème. Dieu punira le sacrilège et le sable sera le linceul de la paroisse et de son église. La tempête sera terrible."

 La nuit suivante, le village fut enseveli sous le sable.

 La légende possède cette fin énigmatique : celui qui se présentait sur les lieux le jour de l’anniversaire du châtiment avait le privilège de voir se lever trois soleils à condition qu’il ait le coeur pur.

 RENSEIGNEMENTS:

Ce site médiéval est la propriété de la commune. Sa gestion est confiée à l'association Iliz Koz qui en assure l'entretien et l'animation.

Le site est ouvert tous les dimanches et jours fériés de l'année de 14h30 à 17 heures

Du 15 juin au 15 septembre, ouverture tous les jours de 14h30 à 18h30

Association ILIZ KOZ: 02 98 04 71 84

Office du Tourisme: 02 98 04 70 93