Foi et culture bretonne

Un cantique breton pour la Fête-Dieu / Solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ / Gouel ar Zakramant :

O Sakramant burzuduz


Ce cantique bien connu est l'adaptation d'un cantique français, « Ô l’auguste sacrement », du père Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716, béatifié en 1888, canonisé en 1947). L'auteur des paroles en breton est inconnu ; on sait simplement que les paroles du cantique breton furent corrigées ou remaniées par le RP Jean Bourdoulous, sj (1855-1915).

1. O Sakramant burzuduz,
Lec’h om maget gand Jezuz.
Ennañ emañ or Zalver,
Kredi a ran war e c'her.

D: Adorom Doue, E sakramant e garante. (2w)

2. Jezuz, d’an noz ’raog mervel,
’Ro galloud d’an ebestel
Da jeñch ar bara, ar gwin,
’N e gorv hag e wad divin.

3. Ar beleg d’ar gorreou,
A lavar e wir gomzou,
Ha raktal Jezuz-Salver
A ziskenn war an aoter.

4. Heb tehed diouz an neñvou,
E teu war an aoteriou ;
Hag e chom ganeom noz-de,
Dalhet gand e garante.

5. Adorom or Roue braz,
En neñvou ha war ar groaz ;
Adorom or gwir Zalver
E sakramant an aoter.

1. Ô Sacrement merveilleux,
Où Jésus se fait notre nourriture.
Là est notre Sauveur,
Je Le crois sur parole.

R: Adorons Dieu,
Dans le sacrement de son amour. (bis)

2. Jésus, la nuit avant de mourir,
Donne pouvoir aux apôtres
Pour changer le pain, le vin,
En son Corps et en son Sang divin

3. Le prêtre, à la Consécration,
Prononce ses vraies Paroles,
Et sitôt, Jésus-Sauveur
Descend sur l’Autel.

4. Sans quitter les cieux,
Il vient sur nos Autels ;
Et il reste avec nous jour et nuit,
Prisonnier de son amour.

5. Adorons notre grand Roi,
Aux cieux et sur la croix ;
Adorons notre vrai Sauveur
Dans le Sacrement de l’Autel.

 


Télécharger la partition:
O_Sakramant_burzuduz.pdf

Evit ar yaouankizoù

En hent !

Ar bloaz-mañ, eus an 18 d'ar 25 a viz Eost 2019, ez aimp eus Kastell-Paol da Rumengol. Ur sizhunvezh evit brassaat en hor feiz !

De la campagne à la mer, une semaine de pélé à travers le Finistère pour aller à la rencontre des communautés chrétiennes.
Des temps exceptionnels avec plus de 100 jeunes dans une ambiance joyeuse, sportive et priante ! Marche, vélo, foot, activités nautiques, route "Ainés"...

Dates : du dimanche 18 au dimanche 25 août 2019

Public : 12/17 ans (17/20 ans sur la route Aînés)

Prix : entre 95€ et 130€

 

>> Renseignements et inscriptions sur le site de la pastorale des jeunes du diocèse

Un cantique pour la fête de sainte Anne :

Santez Anna, Patronez vad,
Beilhit bemdez
War on tiegeziou breizad
Gand karantez.

Patronez ar Vretoned,
Or Mamm santez Anna,
Dirazoc’h ni ’zo stouet
Da bedi, da gana.

Ho chapeliou en or Breiz
D’an oll a zo digor,
Hag enno ’teu leun a feiz,
A-verniou, tud Arvor.

E Keranna, bro-Wened,
D’eur merour o pedi,
Ho peus en em ziskouezet…
Bennoz, o Mamm Vari !

Savet war eun tron uhel,
Gwechall gand on tadou,
Bennigit, o Mamm zantel,
On tud hag or madou.

Mirit e peb ti kristen,
Bleunienn ar zantelez,
Grit ma karimp da viken,
Jezuz hag ar Werhez.

Sainte Anne, bonne patronne
veillez tous les jours
sur nos maisons bretonnes
avec amour.

Patronne des Bretons,
notre mère sainte Anne,
devant vous nous sommes agenouillés
pour chanter et prier.

Vos chapelles en Bretagne
à tous sont ouvertes,
et là, viennent pleins de foi,
en foule, les gens de l’Arvor.

A Ker Anna, en pays de Vannes,
à un métayer qui priait,
vous vous êtes montrée…
Soyez bénie, O mère de Marie !

Du haut de ce trône
que nos pères vous ont élevé,
bénissez, o sainte Mère,
nos gens et nos biens.

Protégez en chaque foyer chrétien
la fleur de sainteté ;
faites-nous aimer à jamais
Jésus et la Vierge.


>> D'autres cantiques à sainte Anne sur les pages Kantikou du diocèse :


>> D’autres cantiques à sainte Anne d’Auray :


>> D'autres cantiques à sainte Anne sur les pages An overenn santél Eskopti Gwéned du diocèse de Vannes.

Un cantique pour la fête de Pentecôte :

D’ar Pantekost, ar Spered-Glan


Komzou nevez
,
gand breur Visant Seite - Nouvelles paroles, par le fr. Visant Seité

1. D’ar Pantekost, ar Spered-Glan
D’an Ebestel a zigasas,
Seiz donezon e Teodou Tan :
Pép tra dezo Eñ a zeskas.
Seiz donezon e Teodou Tan :
Pép tra dezo Eñ a zeskas.

2. Gand e garantez entanet,
Prezeg a reont heb aon e-béd;
Ar C’hrist da veo a zo savet,
Salvet e-neus oll dud ar béd.
Ar C’hrist da veo a zo savet,
Salvet e-neus oll dud ar béd.

3. Klevit or pedenn Doue Mab,
D'an neñv e sav on oll zellou.
Warnom evid or santellaad,
Fuillit brokuz tan ho krasou.
Warnom evid or santellaad,
Fuillit brokuz tan ho krasou.

4. Meuleudi da Zoue an Tad,
Meuleudi d'ar Spered Santel;
Meuleudi da Zoue ar Mab,
Héd ar c’hantvejou eternel.
Meuleudi da Zoue ar Mab,
Héd ar c’hantvejou eternel.

1. A la Pentecôte, l’Esprit-Saint
Aux Apôtres envoya,
Sept dons par des Langues de Feu :
A chacun d’eux il enseigna.
Sept dons par des Langues de Feu:
A chacun d'eux il enseigna.

2. Grâce à son amour enflammé,
Ils prêchent sans la moindre peur ;
Le Christ est ressuscité,
Il a sauvé tous les gens du monde.
Le Christ est ressuscité,
Il a sauvé tous les gens du monde.

3. Entendez notre prière Dieu le Fils,
Nos regards se tournent vers le ciel.
Sur nous pour nous sanctifier,
Répandez abondamment le feu de vos grâces.
Sur nous pour nous sanctifier,
Répandez abondamment le feu de vos grâces.

4. Louange à Dieu le Père,
Louange à l'Esprit-Saint;
Louange à Dieu le Fils,
Au long des siècles éternels.
Louange à Dieu le Fils,
Au long des siècles éternels.

La mélodie a été reprise par des cantiques de pardon, comme : Kantik Sant Paol a Leon, Kantik Itron Varia Lambader (Plouvorn), Kantik Sant Tenenan (Plabennec), Kantik Sant Thurien (Plogonnec), Kantik Saint Yann Diarhenn (Saint-Vougay), Kantik Santez Jenovefa (Loqueffret), etc.


Komzou koz
,
gand Charles Le Bris (1664-1736), war an Iliz hag e Zakramañchou.
- Anciennes paroles du cantique, écrit par l’abbé Ch. Le Bris, pour mémoriser
l’enseignement du catéchisme sur l’Église et les sacrements
 :

D’ar Pantekost, ar Spered Glan
A ziskennas e teodou tan.
War an Ebestel da c’houarn
Iliz Jezuz dre o daouarn,
War an Ebestel da c’houarn
Iliz Jezuz dre o daouarn.

2. N’eus nemet eun Iliz hepken,
A zo familh ar gristenien,
Familh ar gristenien fidel
Dindan Jezuz hag e Vikel.

3. Jezuz ganeom en deus lezet,
Evel eun teñzor kaer meurbed.
Seiz feunteun ar zakramañchou
Da skuilha warnom e c’hrasou.

4. Dreizo ar c’hras ’vez deom ro/et
Kendalc’het ennom ha kresket ;
Ha dre bec’hi mar he c’hollom,
Dreizo a-nevez he c’havom.

5. Ar Vadiziant or rent dinamm
Eus a bec’hed hon tad Adam,
Or gra bugale da Zoue
Hag heritourien eus an Neñv.

6. Ar Gouzoumenn ’vit on derc’hel
A ro deom ar Spered Santel,
Gand nerz da jom start el lezenn
En despet d’on enebourien.

7. E sakramant ar Binijenn,
Or bezo dre an absolvenn
Gras ha pardon eus ar pec’hed
Goude badiziant c’hoarvezet.

8. E sakramant kaer an Aoter,
Eo chomet Jezuz or Zalver,
D’ober e zakrifis bemdez
Ha da rei deom magadurez.

9. D’ar c’hlañvour an Nouenn zantel
Enep ar pec’hed ’ro skoazell,
Evid gouzañv e oll boaniou
Ha fallagriez an diaoulou.

10. Pa vez talvoudeg d’an ene,
E ro yec’hed d’ar c’horf ive ;
Rag-se gwall-glañv pa ’n em gaver
Eo ret buan hen digemer.

11. An Urz eo a ra belein,
Da lavaroud an oferenn
Ha da zikour an dud fidel
Da vond d’ar vuhez eternel.

12. Ar Briedelez a laka
Daou bried kristen da veva
A-unan hag e karante,
’Vit sevel mad o bugale.

13. Gwerc’hez, pedit ho Mab Jezuz
Da rei din ar c’hras presius
Da gredi start ha da heuilh reiz
An oll artiklou ’zo er Feiz.

À la Pentecôte, l’Esprit-Saint
Descendit en langues de feu
Sur les Apôtres, pour gouverner
l’Église de Jésus par leurs mains.

2. Il n’y a qu’une seule Église,
Qui est la famille des chrétiens,
La famille des chrétiens fidèles
Sous (l’autorité de) Jésus et de son Vicaire (le Pape).

3. Jésus nous a laissé,
Comme un magnifique trésor,
Les sept fontaines des sacrements
Pour répandre sur nous ses grâces.

4. Par eux la grâce nous est donnée,
De façon continue et croissante ;
Et si en péchant nous la perdons,
Par eux nous la retrouverons.

5. Le Baptême nous rend immaculés
Du péché de notre père Adam,
Nous fait enfants de Dieu
Et héritiers du Ciel.

6. La Confirmation pour notre préserver
Nous donne l’Esprit Saint,
Avec la force de rester ferme dans la loi
En dépit de nos ennemis.

7. Dans le sacrement de Pénitence,
Nous aurons par l’absolution
Grâce et pardon du péché
Après le baptême advenu.

8. Dans le beau sacrement de l’Autel,
Demeure Jésus notre Sauveur,
Afin de renouveler son sacrifice tous les jours
Et de nous donner notre nourriture.

9. Au malade l’Onction sainte
contre le péché donne le secours,
Pour supporter toutes ses douleurs
Et méchanceté des démons.

10. Parce qu’elle est précieuse à l’âme,
elle donne aussi santé au corps ;
Ainsi donc, lorsqu’on est très-malade
Il est nécessaire de l’accueillir sans tarder.

11. (Le sacrement de) l’Ordre fait les prêtres,
Pour dire la messe
Et pour aider les gens fidèles
À aller à la vie éternelle.

12. Le Mariage fait vivre
Deux époux chrétiens
Unis et dans l’amour,
Pour bien élever leurs enfants.

13. Vierge, priez votre Fils Jésus
De me donner la grâce précieuse
De croire fermement et de suivre avec droiture
Tous les articles de Foi qui sont dans le Credo.

(Texte publié d’après la version (légèrement remaniée par l’abbé Nédélec) du Kantikou Brezonek Eskopti Kemper ha Leon de 1942)

[Cantique de la Passion]

Eur c'hantik evid kana ar Basion, pep gwener a C’horaiz
Un cantique traditionnel (18e siècle) pour chanter la Passion du Sauveur chaque vendredi de Carême : « Gouelit va daoulagad » (pleurez, mes yeux).

Gouelit, va daoulagad


Présentation : histoire et sens

La Passion du Christ a été longtemps méditée et contemplée dans l’Occident chrétien, associée à la compassion de Marie sa mère – que les peintures et sculptures appelées « Pietà » représentent tenant sur ses genoux le corps de Jésus descendu de la croix. En Bretagne, les calvaires, de nombreuses croix de carrefours, ou encore les « croix de mission » autrefois érigées pour clôturer solennellement les exercices d’une mission paroissiale, témoignent de cette dévotion des Bretons à la Passion du Christ. De même certaines statues voulant représenter la Sainte-Trinité, dites trônes de grâce, où le Père éternel, représenté en vieillard (livre de Daniel 7,9), tient dans ses deux mains la croix du Christ, surmontée de la colombe de l’Esprit (ainsi à Kerfeuteun, le calvaire près de l’église comporte à son sommet une Trinité, le Père portant la croix de son Fils) ; et celles dite de la compassion du Père comme à Kerfeunteun (chœur de l’église et maîtresse-vitre), Ergué-Gaberic, Bénodet, Ploaré, ou encore Rumengol, Commana et Plounéour-Menez… où le Père tient sur ses genoux ou dans ses bras le Christ descendu de la croix. Mais comme le faisait remarquer Fañch Morvannou, dans son beau livre Kanennoù ar Feiz. Les chants de la Foi (éd. du Layeur, 1998, p. 30), en Bretagne, « les Christs des calvaires, ceux des croix des chemins surtout, ne sont pas tous douloureux et torturés : sur nombre de croix, le visage du Christ mort reflète une paix et une sérénité qui font pressentir la résurrection du matin de Pâques... »

Le cantique Gouelit va daoulagad – en breton vannetais : « Ouilet men daoulagad » (pleurez mes yeux) – a été composé au XVIIIème siècle par l’abbé Louis Pourchasse (1720-1796), natif de Ploeren près de Vannes et « directeur » (aumônier) de la Retraite des femmes de Vannes. Il figure dans son troisième recueil de cantiques paru en 1779 : Canenneu spirituel aveitt pédein, maelein, trugairécatt (Cantiques spirituels pour prier, louer et rendre grâces). Ce cantique fut repris à l’occasion de la mission de Gourin de 1828, en Cornouaille morbihannaise, et de là probablement diffusé dans les diocèses de Quimper et de Saint-Brieuc. 

On le retrouve ainsi dans le Kantikou Kemper ha Leon, choazet ha renket dre ghemenn an Aotrou ’n Eskop Sergent, de l’abbé Jean-Guillaume Henry (Quimperlé, 1865, p. 108-110), puis le Kantikou brezonek Eskopti Zan-Briek ha Landreger de 1904 (n°119, p. 151), le Kantigou brezonek Eskopti Sant-Brieg ha Landreger de 1934 (n°121, p. 163-164), le Kantikou brezonek Eskopti Kemper ha Leon de 1946 (n°120, p. 161-162), et encore de nos jours dans le Kantikou Brezoneg a-viskoaz hag a-vremañ / Cantiques Bretons de toujours et d’aujourd’hui (Minihi Levenez, 2002, p. 63). Une partition harmonisée par l’abbé Roger Abjean avait été publiée en juin 1985 dans le recueil « Breiz a gan » n°15 : 20 cantiques bretons en l’honneur de la Vierge. Une autre dans le Musikou Kantikou Brezoneg (Minihi Levenez, 2011, p. 86).

Ce cantique a notamment été interprété par le Chœur d’enfants de la Maîtrise de Bretagne, dans le livre-CD Kanennoù ar Feiz. Les chants de la Foi, de Fañch Morvannou (2000) ; les Kanerion Pleuigner, dans leur album Voix de Bretagne (2005) ; et Anne Auffret dans son album Pedenn (2013). Il a également été repris mais avec de nouvelles paroles par la chorale Allah’s Kanañ, dans son album Frouez nevez (2010).

Le refrain du cantique nous rappelle la mort de Jésus « pour nous » sur le Calvaire, et interpelle le chrétien : « quel cœur n’en serait pas brisé de regret et de chagrin ? » On retrouve ici les mots d’un autre cantique de la Passion paraphrasant le Stabat Mater, « Piou lavaro pebez glac’har ? » (Qui dira quelle douleur ?), de l’abbé Jean-Marie Guillou (1830-1887), recteur de Locmaria puis de Penmarc’h, poète breton et compositeur fécond, au point qu’il fut surnommé Kantiker bras an eskopti (le grand compositeur de cantiques du diocèse). Le couplet 3 du cantique Gouelit va daoulagad invite les chrétiens à éprouver de la contrition au pied de la Croix : « Viens près de la croix, pleure tes péchés ; Souviens-toi qu’ils ont été la cause de sa mort cruelle et de ses souffrances ». Ou encore le couplet 9, à regretter nos péchés : « Pécheur et pécheresse, vous le crucifiez encore ! Votre cœur refroidi est pour lui une croix. »

Le recueil de Vannes comporte quatorze couplets pour ce cantique, tandis que ceux de Quimper et de Saint Brieuc donnaient respectivement douze et onze couplets (omettant le couplet trois qui rappelait que les Juifs de l’époque n’étaient pas les seuls responsables de la Passion du Christ, mais tous les pécheurs jusqu’à aujourd’hui).

La mélodie change pour la fin du refrain. Si les recueils de Vannes et Saint-Brieuc répètent le tout dernier vers (avec une variante d’interprétation cependant), Vannes se démarque par un ambitus (étendue des notes d‘une voix ou d’un instrument, de la plus grave à la plus aiguë) très étendu, au profit des notes basses : cet ambitus couvre une octave et demie, ce qui est assez inhabituel pour une mélodie populaire. C’est sans doute la raison pour laquelle les variantes de Quimper et de Saint-Brieuc évitent la phrase musicale finale de la mélodie vannetaise (F. Morvannou, op. cit.). On remarque encore que certaines phrases musicales sont très proches de mélodies populaires bien connues (Ti Elysa notamment, chantée par les sœurs Goadec).

Hervé Queinnec

(Une version brève de cet article a été publiée dans Église en Finistère n°333 du 26 mars 2020, p. 24-25 :
« Cantique breton : Histoire et sens du Gouelit va daoulag »)

Paroles et traduction


1. Gouelit, va daoulagad, setu maro Jezuz !
Maro Jezuz ’vidomp, pec’herien gwalleürus

R. Maro Jezuz ’vidomp war beg menez Kalvar.
Pe galon ne ranno gant keuz ha gant glac’har ?

2.Tosta, pec’her, ha deus, sell mat ouz da labour,
Pep pec’hed grêt ganit ’zo amañ torfetour.

3. Deus da gichen ar groaz, ha gouel d’az pec’hejou,
Soñj mat int bet penn-kaoz da grizder e boaniou.

4. Ma ’z eo ruziet e gorf gant ar gwad o redek,
Te a dle e walc’hi gant da zaelou dourek.

5. Evit skuilha daelou, evit touch da galon,
N’ac’h eus nemet gwelet poaniou e Basion.

6. N’eus nemet eur gouli eus an treid bete ’r penn ;
Kurunet eo gant spern... Na pebez kurunenn !

7. E gorf ’zo dispennet, e izili brevet,
E dreid hag e zaouarn gant tachou hir treuzet.

8. Gant ar c’hrañch hag ar gwad e zremm ’zo dislivet,
Ha gant goaf eur zoudard, e gostez digoret.

9. Pec’her ha pec’herez, c’hwi her c’hrusifi c’hoaz :
Hag ho kalon sklaset ’zo ’vitañ ’vel eur groaz.

10. Evit ho kervel c’hoaz, e ’benn a zo stouet,
E galon ’zo digor, e zivrec’h astennet.

11. Kristenien, emezañ, distroit eta ouzin ;
Mar ho peus keuz gwirion, pardoni a fell din.

12. Pardon, o va Doue, ’vit hon holl bec’hejou,
Kentoc’h mervel eget nevezi ho poaniou !


1. Pleurez, mes yeux, voici que Jésus est mort ! Jésus est mort pour nous, malheureux pécheurs.

R. Jésus est mort pour nous sur le sommet du Calvaire. Quel cœur n’en serait pas brisé de regret et de chagrin ?

2. Approche, pécheur, viens et vois ton œuvre, Chaque péché que tu commets est criminel.

3. Viens près de la croix, pleure tes péchés, Souviens-toi qu’ils ont été la cause de sa mort cruelle et de ses souffrances.

4. Si son corps est rougi du sang qui coule à flots, Tu dois les laver avec les larmes de tes yeux.

5. Pour verser des pleurs, pour toucher ton cœur, Vois seulement les souffrances de sa Passion.

6. Il n’est plus qu’une plaie des pieds à la tête ; Il est couronné d'épines... Quelle couronne !

7. Son corps est brisé, ses membres disloqués, Ses pieds et ses mains traversés par de longs clous.

8. Par les crachats et le sang, son visage est méconnaissable, Et par la lance d’un soldat, son côté est ouvert.

9. Pécheur et pécheresse, vous le crucifiez encore ! Votre cœur refroidi  est pour lui une croix.

10. Pour vous appeler encore, sa tête est inclinée, Son cœur est ouvert, ses bras étendus.

11. Chrétiens, dit-il, retournez donc à moi ; Si vous avez vrai regret, je pourrais vous pardonner.

12. Pardon, o mon Dieu, pardon, pour tous nos péchés, Plutôt mourir que de renouveler nos péchés !

 

 

Partitions en ligne

 

Adaptation

Le cantique Gouelit ma daoulagad a été repris en 2010 par la chorale Allah’s Kanañ (album Frouez nevez), sur de nouvelles paroles (couplets 2-5) de Corentin Sanson.

Celui-ci expliquait : « Ma ne vez ket kanet alies an ton kaer ha frommus-mañ eo kredabl ablamour d’ar c’homzou koz, skrijus, ha ne lavarent ket kalz a dra, ’benn ar fin, diwar-benn ar Basion (estreget ar poz kenta). En eur vond beteg an Adsao er poz diweza, eo fellet deom rei da gompren ar garantez a lak Jezuz da rei e vuez evidom oll. » (« Cette superbe mélodie, pleine d’émotion, n’est que très rarement chantée aujourd’hui, peut-être à causes des anciennes paroles sur la mort de Jésus, assez violentes, qui ne rendent pas compte du caractère salvifique de la Passion. En intégrant la Résurrection, dans le dernier couplet, nous avons voulu manifester que c’est par amour que Jésus donne sa vie pour nous. »)


1. Gouelit ma daoulagad, setu maro Jezuz.
Maro eo ’vidom oll, peherien disentuz.
Maro Jezuz ’vidom war veg menez Kalvar.
Pe kalon na ranno gand keuz ha gand glahar ?

2. Or mestr n’asantas ket kasaad na mallozi,
D’e zrouglazerien griz e karas pardoni.
Maro Jezuz ’vidom ’n eur garantez dispar,
E galon a ranne gand doan ha gand glahar.

3. ’Vid skoulma an Emgleo nevez ha peurbadel,
Jezuz ar Mab maro a ranke adsevel.
Maro Jezuz ’vidom d’on tenna euz arvar,
Arvar ar beherien gwasket gand ar glahar.

4. ’Vid or zilvidigez eo lakêt da netra,
Hag en e garantez e kas da benn pep tra.
Maro Jezuz ’vidom ; dija eur sked a barr
War divrec’h astennet ar Mab war ar C’halvar.

5. Gouelit ma daoulagad, gouelit gand trugarez.
Fellet eo bet d’e Dad e zevel euz ar bez.
Beo Jezuz ’vidom, adsavet en e c’hloar.
Asamblez ra drido an neñv hag an douar !


1. Pleurez, mes yeux, voici que Jésus est mort.

Mort pour nous tous, pécheurs désobéissants.
Jésus est mort pour nous sur le sommet du Calvaire. Quel cœur n’en serait pas brisé de regret et de chagrin ?

2. Notre maître n’accepta pas de haïr ni de maudire,
A ses bourreaux il voulut pardonner.
Jésus est mort pour nous dans un amour immense,
Son cœur était brisé de peine et de chagrin.

3. Pour sceller l’Alliance nouvelle et éternelle,
Jésus, le Fils mort, devait se relever.
Jésus est mort pour nous pour nous tirer de la détresse,
Détresse des pécheurs saisis de chagrin.

4. Pour notre salut, il est anéanti,
Et dans son amour il accomplit tout.
Jésus est mort pour nous ; mais déjà un éclat luit
Sur les bras étendus du Fils au Calvaire.

5. Pleurez mes yeux, pleurez de gratitude.
Il a plu au Père de le relever du tombeau.
Pour nous, Jésus est vivant, ressuscité dans sa gloire.
Que tressaillent ensemble les cieux et la terre !

 

 

Cantique d’origine en Breton vannetais : « Ouélet, men daoulagad »

1. Ouélet, men daoulagad, ouélet, marù é Jézuz : Marù é Jézuz 'eidomp, péherion maleurus !

D/ Marù é Jézuz 'eidomp ar er mané Kalvar, Pé kalon ne darho get chif ha get glahar, Get chif ha get glahar.

2. Tostait, péherion, dait ha gwélet ho labour :
Pep péhed ho eus groaet 'zo bet é dorfétour.


3. A ! n’um geméret ket doh er Juifed elsé ;
Sekoured ho es ind, reit ho es dorn dehé!

4. 'Em daolet doh é dreid, ouélet ho péhedeù :
Chonjet é mant bet kaoz d'é varù ha d'é boénieù.


5. Mar dint ruet get gwæd e zivir a boullad,
Hwi 'zeli o gohlein get dar ho taoulagad.


6. 'Eit tennein ho tareù, ténérat ho kalon,
Ne hoes nameit sellet doh poénieù é Basion.


7. Nen dé 'meit ur gouli ag en treid bet'er penn ;
Kouronet é a spern plantet bet' er vélenn.


8. É gorf e zo drailhet, diflosket é vambreù,
É dreid hag é zaouorn trézet get en tacheù.

9. Get er skop hag er gwæd, é fas 'zo disliùet,
Ha get lañs ur soudard é gosté digoret.


10. Hwi er hrusifi hoah, péhour, ha péhouréz !
Ho kalon dinatur e zo 'eitoñ ur groéz .

11. 'Eit ho kalvein neoah, é benn e zo soublet,
É galon 'zo digor, é zivréh astennet.

12. Kristenion, émé éañ, distroait enta dohein :
Mar hoes ké d'ho péhed, prest on d'ho pardonein.

13. Ni er groay, o Jézuz, chifet é hor halon,
Get ankén ha glahar é houlennamp pardon.

14. Pardon, men Doué, pardon : ne vennamp mui péhein ;
Kentoh merùel mil gwéh aveit hos ofañsein !

1. Pleurez, mes yeux, pleurez, Jésus est mort : Jésus est mort pour nous, pécheurs malheureux !

R/ Jésus est mort pour nous sur le mont du Calvaire, Quel cœur n'éclatera de chagrin et de de douleur, De chagrin et de douleur.

2. Approchez, pécheurs, et voyez votre œuvre : Chaque péché que vous avez commis a été son bourreau.

3. Ah ! Ne vous en prenez pas aux Juifs de la sorte, Vous les avez aidés, vous leur avez prêté main forte !

4. Jetez-vous à ses pieds, pleurez vos péchés : Songez qu'ils ont été cause de sa mort et de ses douleurs.

5. S'ils sont rougis du sang qui coule à flots, Vous devez les laver avec les larmes de vos yeux.

6. Pour faire venir vos larmes, attendrir votre cœur, Vous n'avez qu'à regarder les douleurs de sa Passion.

7. Il n'est plus qu'une plaie des pieds à la tête ; Il est couronné d'épines qui sont plantées jusqu'à son cerveau.

8. Son corps est brisé, ses membres disloqués, Ses pieds et ses mains traversés par des clous.

9. Par les crachats et le sang, son visage est méconnaissable, Et par la lance d'un soldat son côté est ouvert.

10. Vous le crucifiez encore, pécheur et pécheresse ! Votre cœur endurci est pour lui une croix.

11. Pour vous appeler toutefois, sa tête est inclinée, Son cœur est ouvert, ses bras étendus.

12. Chrétiens, dit-il, retournez donc à moi : Si vous avez le regret de vos péchés, je suis prêt à vous pardonner.

13. Nous le ferons, Jésus, notre cœur est meurtri, Avec inquiétude et chagrin, nous demandons pardon.

14. Pardon, mon Dieu, pardon, nous ne voulons plus pécher ; Plutôt mourir mille fois que de vous offenser !


Ci-dessous, « Ouélet, ma daoulagad » (version vannetaise) sur Youtube

Overenn e brezoneg evit Pardon an Dreinded
Sadorn 15 a viz even da 6eur00 noz e iliz Remengol flaghour

Sanctuaire ND RUMENGOL : Pardon de la Trinité 2019
Messe en breton le samedi 15 juin à18h00 à l'église de Rumengol

D’an 18 ha d’an 19 a viz Mae oa deut ouzhpenn 1 000 skolajiad ha lisead  betek Landerne evit kemer perzh e « Joyful ». Joyful144727
Ur bern traoù zo bet kinniget dezho : abadennoù sonnerezh, c’hoariva, c’hoarioù a bep seurt, pourmenadennoù e kêr Landerne evit dizoleiñ an ilizoù hag ivez eveljust prantadoù evit pediñ.
Deuet eo an Aotroù n’Eskob da welet anezho d’ar Sadorn.  Klozet eo bet ar gouel gant an oferenn d’ar Sul goude lein, gant lennadennoù ha diskanoù e brezhoneg !
Fromus eo bet ! Reiñ a ra kalon deomp. Un tañva eus dazont an Iliz hon eus bet !
Ha gourc’hemennoù d’ar re o deus kaset an afer da benn !


Plus de 1 000 collégiens et lycéens ont pris part au rassemblement diocésain « Joyful » à Landerneau les 18 et 19 mai.
Plusieurs activités leur ont été  proposées : concerts, théâtre, jeux en tout genre, découverte des églises de Landerneau  et bien sûr des temps pour méditer et prier.
Notre évêque est venu à leur rencontre le samedi et la fête s’est achevée par la messe le dimanche après-midi ; une place non négligeable a tété donnée à la langue bretonne !
Ce fut une belle fête, qui nous permet de garder confiance en l’avenir de l’Eglise !
Et félicitations aux organisateurs !

 

Retour en images        Joyful104015Joyful144649

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C'hoarivaEr bloaz-mañ c’hoazh emañ hor skolajidi o pleustriñ a-benn bezañ prest da vont war al leurenn d’ar 24 a viz Mae evit kinnig deoc’h un nebeut pezhioù-c’hoari e brezhoneg.
Deuit niverus !
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