Fauvel André (1947-1968)

Titre

Fauvel André (1947-1968)

Description

Fauvel (André Pierre François), né le 14 avril 1902 à Valognes (Manche), mort le 22 janvier 1983 à Plumelin (près de Locminé, Morbihan). Evêque de Quimper et Léon (3 juillet 1947). Démissionnaire le 28 février 1968.

"Il grandit dans une demeure historique, l’hôtel Grandval (où véçu l’écrivain Barbey d’Aurevilly). Son père avoué, sa mère, deux sœurs et un frère composent la famille du futur évêque. Elève au collège diocésain de Valognes, puis dès 11 ans à l’Institut Saint-Paul de Cherbourg, ce brillant élève remporte chaque année les premiers prix d’excellence. En seconde, il devient président du « Cercle Saint-Jean » affilié à l’ACJF, un engagement qui lui donne un goût certain pour les problèmes sociaux et apostoliques, et lui vaut une intervention, à l’âge de 19 ans, aux Semaines sociales de France à Caen. En octobre 1921, il entre au grand séminaire de Coutances, est ordonné prêtre le 29 juin 1925, aussitôt nommé vicaire à Sainte-Trinité de Cherbourg et professeur de philosophie au collège de Saint-Lô. En 1932 il devient aumônier d’Action catholique (spécialement JACF), sous-directeur des œuvres, et chanoine en 1937, associé au père Paris à la Paroisse Universitaire, où il intervient auprès de nombreux mouvements, comme Le Mouvement familial rural ou le Secrétariat social. Pendant la guerre il se distingue comme aumônier du 8e RI. Nommé évêque à 45 ans (deux fois plus jeune que son prédécesseur Mgr Duparc), sa jeunesse et sa simplicité tranchent et déconcertent. Dès sa nomination, il prend conscience des profondes mutations de l’époque : « Toute une société s’organise en dehors des cadres traditionnels. Elle semble disposée à se passer de la religion », et oriente sa pastorale en ce sens. Premier soucis, l’Homme, son évangélisation, en se tournant vers les non croyants et le monde du travail. Sa visite aux ouvriers blessés lors des manifestations de Brest en 1947 et à la dépouille mortelle du militant CGT Edouard Mazé, tué par la police (balle perdue) en 1950, frappe les esprits. Première manière d’agir : l’Action catholique spécialisée. Fin 1957, il bénéficie de l’aide de Vincent Favé, nommé évêque auxiliaire. Deux synodes marquent son épiscopat. Le premier en 1948 introduit les aumôniers de secteurs. Le second en 1959 organise le diocèse en zones, élargit le travail des prêtres, met en œuvre une pastorale d’ensemble nouvelle, le tout conforté par l’enquête sociologique du chanoine Boulard en 1958. De grandes missions confiées au CPMI mettent en œuvre le souci de l’évêque d’évangéliser d’une autre manière. Elles se déroulent dans les grandes villes (Brest, Quimper, Morlaix) mais aussi dans quelques zones rurales. En outre en 1965 se déroulent à Brest les Semaines sociales de France. Le diocèse est profondément réorganisé, treize paroisses nouvelles érigées, de nombreuses autres remaniées, cinq doyennés créés. Les écoles catholiques sont soutenues, ainsi que les 2 000 religieux qui y travaillent au début de son épiscopat. En 1960 se créent des aumôneries dans les collèges publics. Au sein de l’Eglise diocésaine se trouve confortée la place des laïcs invités à militer activement au sein de l’Action catholique générale et surtout spécialisée. Sensible aux questions artistiques, Mgr Fauvel crée en 1949 une commission diocésaine d’art sacré et soutient la publication d’un répertoire des églises faisant toujours référence aujourd’hui. Il favorise la renaissance de l’abbaye de Landévennec à partir de 1950, participe aux cérémonies de béatification du père Maunoir en 1959. Il ouvre un petit séminaire à Kéraudren à Brest en 1960 qui doit rapidement fermer ses portes faute de candidat. Il met en œuvre un conseil presbytéral en 1967. Après le Concile il suscite une série de conférences théologiques. Homme disponible, d’une grande mémoire, esprit vif et cultivé, précis et méticuleux, il porte une attention toute particulière aux personnes qu’il rencontre et marque constamment le souci d’adapter l’Eglise diocésaine aux réalités du temps. Frappé d’une artériosclérose qui l’handicape lourdement, sa démission à l’âge de 65 ans est acceptée par le Saint-Siège. Il se retire à la maison-mère des Filles de Jésus de Kermaria à Plumelin (Morbihan) où il décède seize ans plus tard."

Yann Celton

Dominique-Marie Dauzey, Frédéric Le Moigne (dir.), Dictionnaire des évêques de France au XXe siècle, Paris, Cerf, 2010.


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Lettres Pastorales et Mandements de Mgr Fauvel
Ce recueil contient les documents suivants :Lettre Pastorale N° 1 de S. Excellence, Mgr Fauvel, Évêque de Quimper et de Léon, au Clergé et aux Fidèles du Diocèse, « Vous serez mes Témoins », [26 octobre] 1947, 15 p. Lettre Pastorale N° 2 de S.…

Médaillon de Mgr Fauvel
Médaillon de bronze réalisé par Pierre Toulhoat, un exemplaire à l'évêché, un autre sur la plaque souvenir à la cathédrale Saint-Corentin.

Monseigneur André Fauvel évêque de Quimper et Léon de 1947 à 1968
Plaquette éditée à l'occasion du décès de l'évêque.
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