Profession solennelle du Frère Florent

 

Qu'est-ce qui a été le déclic ? En 2007, j'ai quitté mon travail pour continuer à chercher. Après trois ans de travail en pépinière, de vie à l'extérieur en région parisienne, je me suis engagé dans le scoutisme pour un départ routier. C'est-à-dire l'engagement de servir l'autre et Dieu. C'était important pour moi de suivre ce que je pensais. Et avant de faire un stage, ici, à Landévennec, j'ai reçu un coup de pouce d'un évêque. Il m'a donné l'élan. J'ai donc été retoqué à la porte du monastère pour faire un stage. Il y a sans doute eu du chemin de fait puisqu'en décembre 2008, je suis rentré comme postulant.

Discerner l'appel

En quoi consiste ce stage ? Ce que demandent d'abord les moines, c'est de vivre dans l'hôtellerie. On est accompagné par un frère qui est le maître des novices. Puis on fait un stage en communauté pour découvrir la vie dans son ensemble. On vit avec les moines et cela permet de voir si l'appel est bien là. Ce qui m'a surtout frappé, c'est cette fraternité. Cela correspondait à ce que je cherchais : une vie de solitude et en même temps, une vie communautaire. Le stage permet un approfondissement et surtout de pouvoir dire « Je voudrais entrer en tant que postulant ». Cela dure six mois et ensuite, on entre au noviciat. À ce moment, on prend l'habit, ou plutôt on le reçoit. Pendant un an et demi à deux ans, on apprend à discerner si on se sent bien appelé à une vie bénédictine avec les rudesses et les joies de la vie communautaire.

Pourquoi avoir choisi l'abbaye de Landévennec ? Pourquoi alors que j'avais pu découvrir l'univers des trappistes en Ardèche ou celui de la congrégation de Solesmes par exemple ? Quand je suis arrivé ici pour la première fois, avec des amis, un groupe de Chercheurs de Dieu, j'ai pu découvrir l'abbaye. Et de découverte en découverte, je me suis dit qu'il allait falloir faire un choix entre Notre-Dame-des-Neiges et Landévennec. Une fois arrivé ici, sentir le silence, la liturgie qui m'a permis de choisir mais il reste une part de mystère dans cette décision.

Y'a-t-il eu des moments de doute, des difficultés avant de prendre la décision de s'engager pour toujours ? Oui, je pense que dans un cheminement, il y a des difficultés comme il y a toujours des bosses sur un chemin. Il y a eu des moments de sommeil, des pentes à dévaler. J'ai eu la chance de rentrer au noviciat en même temps qu'un autre frère puis il est parti pour entrer au séminaire. Mais cela a été très intéressant d'être au noviciat à deux. Peut-être que l'une des difficultés est qu'il n'y a pas eu d'autre jeune mais bientôt j'espère. Nous ne perdons pas l'espérance. Et puis même si les contacts sont très fraternels avec tous les frères, il y a aussi quelques tensions mais c'est normal dans une communauté. Il faut pouvoir en parler pour éviter de tout garder au fond de soi et de pouvoir se pardonner les uns les autres. Chaque jour, on apprend à vivre avec les frères qu'on a, qu'on côtoie, c'est beau, c'est la joie de pouvoir se pardonner mutuellement. Ce sont aussi des choses que j'ai pu apprendre avant, en famille ou au scoutisme. C'est tout ça qui m'apporte.

« Beaucoup de renoncement »

Vous parlez de votre vie de famille en tant que fils et frère. Est-ce important d'avoir le soutien de sa famille quand on prend ce chemin ? Ça n'a pas toujours été facile quand j'ai annoncé que je venais ici et qu'il fallait que mes parents, mes frères et sœurs viennent à Landévennec pour me voir, même si ça peut arriver qu'avec les études, je me déplace et que quelquefois, je les croise. C'est beaucoup de renoncement pour moi mais aussi pour eux. Nous sommes très « famille » et pour réunir tout le monde maintenant, il faut qu'ils viennent ici. Ils ont compris au fur et à mesure que je cheminais. Ils ont cheminé en même temps. C'est ça qui est beau. Maintenant, ils acceptent, je pense, même s'il y a toujours des difficultés. C'est une joie d'avoir la famille en soutien et tous savent que moi aussi, je peux les soutenir d'une manière un peu particulière, par la prière. C'est une grâce pour eux et pour moi aussi.

> Un rassemblement le 4 octobre avec le Pôle Jeunesse

Pour les 15-30 ans, le Pôle Jeunesse organise un rassemblement le 4 octobre afin d'assister à la profession solennelle du frère Florent. Il débutera à 10 heures à la chapelle du Folgoat par un temps de prière puis une marche permettra de rejoindre l'abbaye de Landévennec. Vers 12 heures, frère Florent témoignera auprès des jeunes avant qu'ils assistent à la célébration à 15 heures. Inscriptions avec le 1er octobre auprès du Pôle Jeunesse.

M.V.

 

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